Aki Ito, née à Kyoto, est une compositrice japonaise. Elle a travaillé avec Smash Ensemble (Espagne), defun ensemble(Finlande), l’ensemble Multilatérale, Quatuor Akilone, Eric-Maria Couturier, Sébastien Vichard, Alain Billard, Saori Furukawa, Elodie Soulard, Tuuli Lindeberg, dont elle a eu des commandes. Elle mène des collaborations interdisciplinaires, notamment avec Eira Stenberg, Richard Siegal, Frédéric Bevilacqua, et Jean-Philippe Lambert.

Elle a suivi ses études en composition instrumentale avec Fréderic Durieux, en composition électroacoustique avec Luis Naon, et en orchestration avec André Dalbavie et Yan Maresz au CNSM de Paris.

Dès le début de sa carrière, sa sensibilité et son intérêt l’entraîne vers la musique électronique et les possibilités offertes par les technologies.

Depuis cette période, elle développe son concept de la lenteur, notion importante dans la culture japonaise. Entre 2005-2007, elle a composé plusieurs pièces avec ce concept comme Légèreté/Lenteur pour clarinette et électroniques, Vanishing slowness pour ensemble. Elle a aussi orchestré Etenraku : Gagaku, musique de cour japonaise, pour un orchestre.

Son œuvre électroacoustique, [./me_slowness]a été sélectionnée au final du concours Métamorphoses 2006 (Musique&Recherches, Belgique) et a été diffusée au programme radio du GRM.

Entre 2008-2009, elle a collaboré avec Eric-Maria Couturier (EIC), Jean-Philippe Lambert et Frédéric Bevilacqua (IRCAM) pour le projet If/Then de Richard Siegal. Pour ce projet, elle a développé l’idée de « modules sonores combinables » pour le système Gesture Follower qui a été utilisé pour la performance. Le projet a été présenté au ZKM en Allemagne, et au YCAM au Japon.

Entre 2010-2011, elle a séjourné en Espagne en tant qu’une boursière de la Casa de Velàsquez. Puis elle y est retourné comme la lauréate de Hors les Murs de l’Institut français pour collaborer avec Smash ensemble basé à Salamanca où elle découvre la musique de la Renaissance.

La même année, elle a fait une résidence en Finlande avec le soutien de la Fondation Koné. Elle rencontre la poétesse Eira Stenberg avec qui elle collabore depuis. En 2013-2015, en collaboration avec defun ensemble basé à Helsinki, elle a réalisé son projet en multi-langues, soutenu toujours par la Fondation Koné, Prinsessa leikkii Princess Plays La princesse s’amuse pour voix, cinq instruments et électronique.

En poursuivant toujours son concept de la lenteur, elle se focalise depuis 2016 sur l’étude d’un système temporel inspiré par la résonance orbitale en astronomie. La lenteur qu’elle définit est un espace temporel qui change lentement et perpétuellement, où plusieurs périodes différentes coexistent et s’influencent entre elles. Dans ce sens, le temps est relatif et interactif pour elle, qui se modifie selon les points de vue.

Au cours du développement de cet aspect, elle a eu une commande de ProQuartet. Laps de temps a été créée par Quatuor Akilone au musée de l’Orangerie lors de la Nuit Blanche à Paris pour La Nuit du Quatuor 2018. Elle a collaboré avec Emmanuel Rollinde, chercheur et enseignant en astrophysique, pour son projet d’Exoplanétaire à l’institut d’Astronomie de Paris, installation permettant de parcourir l’orbite du système HD 80606. Elle a composé Période feinte, créée à l’inauguration à la fête de la Science 2019.

Elle travaille sur le projet Parrakas Madonna (Bearded Madonna) pour voix, violoncelle et marionnette, en collaboration avec Eira Stenberg et Iida Vanttaja. Inspiré par la forme de Bunraku, théâtre traditionnel japonais avec des marionnettes. Le projet a le soutien du Sibelius Fund (Finlande)depuis 2016.

Depuis 2019, elle développe le projet Astérimes, concert participatif avec diffusion sonore distribuée, en collaboration avec Jean-Philippe Lambert. Le projet est soutenu par les Pépinières Européennes de Création, Transcultures (Belgique), Château Éphémère (France), Reservoir Festival (Allemagne), ARCAN (France).